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 oqidjisdhq

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Ezra Owen Griggs
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Référence de l'avatar : OC Cheveux clairs • Re°

MessageSujet: oqidjisdhq   Lun 27 Mar - 10:46

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fear is the path
nom : Baker
prénom : Amon Samaël
surnom : Il n'en a aucun en particulier qui méritent d'être mis en avant.
âge : 38 ans
sexe : Homme
espèce : Mutant
caste : Agapé
métier : Membre du Conseil Restreint du Roi en tant que politicien. Ancien Sénateur
nationalité :   Américain et Arabe
statut social : Très aisé.
statut marital : Célibataire
quartier : Manhattan
spécialité : Parle parfaitement bien français et arabe. Quelques maladresses peuvent cependant se glisser dans ses paroles provoquées bien souvent par un accent bien prononcé. (Il parle évidemment anglais, puisqu'il s'agit de sa langue natale.)
#family
parents : Père décédé, mère décédée suite à la Lune Rouge.
frères/soeurs : Aucun.
enfants : Aucun enfant
mari/femme : A eu une fiancée
animal : Rien de tout cela.
autre : Tu possèdes sûrement quelques cousins dont tu ne sais rien, ni même si ils sont encore en vie.
#look
ref : Sinbad • Magi : The labyrinth of Magic
cheveux : Terriblement longs et aux teintes violacées, ils sont souvent attachées en queue de cheval ou noués d'une manière assez élégante.
yeux : D'un jaune semblable à l'or, scintillants au rythme de ta malice et de ton ambition qui t'habitent, la lune rouge les as rendus ainsi alors qu'à l'origine, ils étaient fait de l'anthracite le plus pur.
couleur de peau : Légèrement bronzé, ton teint tire plus sur des couleurs chaudes que froides
taille : 1m86
poids : 85kg
style vestimentaire : Toujours à arborer ces vêtements qui te mettent en valeur, tu choisis tes habits dans un style relativement banal. Ils n'ont rien de bien farfelu, ne sont ni très colorés ni très originaux. Tes seules petites touches vraiment personnelles sont sûrement tes grand anneaux faits d'or et ta longue tignasse terriblement bien entretenue.
#random facts

Tu as de très bonnes manières mais ne parviens pas à t'empêcher de fixer les gens dans les yeux et ce, même si ces derniers se montrent gênés. • Tu n'es pas vulgaire pour un sous, faisant toujours attention aux mots utilisés, sauf peut-être lors des rares fois où tu perds la tête. • Tes lèvres sont tes victimes favorites lors de tes moments d'agacement, quand quelque chose ne va pas, elles se font assaillir par de violents coups de dents quitte à t'en faire saigner. • Tu portes toujours une chaîne ornée d'un pendentif, c'est celui que t'avais offert ta fiancée. •
#society
Que pense-t-il de la Lune Rouge ? Tu lui voues une haine infinie, la voir te donnerai presque des nausées et pourtant, tu sais qu'elle est là et sûrement à tout jamais. Alors tu acceptes, tu avales sans broncher à voix haute.
Que pense-t-il du gouvernement de Maxwell ? Tu le soutiens, l'approuves et tu y participes. Ce gouvernement est celui qui a empêché au monde de s'écrouler entièrement et tu ne comptes pas l'abandonner de si tôt.
Que pense-t-il des pouvoirs ? Tu apprécies les tiens, tu ne peux le nier. Mais si les capacités de certaines personnes semblent te rebuter plus qu'autre chose, tu en es aussi terriblement effrayé. Cependant, tu sembles refuser de l'admettre.
Que pense-t-il du système de caste ? Ce système de caste est pour toi une nécessité absolue, l'arme ultime contre le chaos évident qu'aurais été cette ville si il n'y avait pas eu tout ça d'instauré. Mais tu es pourtant conscient que celui-ci profite bien plus à certains qu'à d'autres, tu n'en es pas révolté, pas le moins du monde mais tu es conscient que des tensions peuvent en naître.
Que pense-t-il du statut des hybrides ? Etant donné que tout ce qui n'a plus d'apparence humaine à proprement parler te dégoûte, te répugnes -t'effraies-. Tu estimes que les hybrides devraient encore s'estimer heureux de ne pas avoir hérité du titre de Beast et de ne pas avoir été chassé comme des bêtes. Et pourtant, même en pensant ainsi, tu sembles craindre que ce statut ne finisse par se retourner contre vous.
Que pense-t-il des Eros ? En eux tu ne vois que des personnes qui profitent également de la situation, ils ne sont pas à plaindre et tu ne les envies pas le moins du monde pour autant. Ton avis sur eux est relativement simple à résumer : cette caste n'existe que pour apporter une sécurité supplémentaire à ce nouveau "monde".  
what you became
fear leads to anger

#anima
nom : Ombrage
espèce : Renard Roux (Vulpes vulpes)
sexe : Féminin
autre : /
caractère : Ombrage est une renarde  terriblement protectrice envers toi, elle est ce mur porteur qui évite que tout ton monde ne s'effondre définitivement et que tu ne sombres dans la folie. Tu es conscient de son importance, tu chéris cette bête, sûrement est-ce la seule à pouvoir t'arracher un sourire franc et doux, comme tu savais si bien les adresser autrefois. Pourtant, parfois, tu lui demande de t'éloigner de te laisser seul avec ton propre reflet car tu ressens le besoin de réfléchir. Il n'est pas rare qu'elle désobéisse, Ombrage te connaît, elle connait tes réels besoins et devine que bien souvent, la solitude absolue n'est pas la solution à ton problème. Alors, tu n'hausse pas le ton face à la brave bête, tu te contentes de la laisser se frotter contre toi et te fixer avec ses deux orbes qui n'ont rien d'intimidantes.

Ombrage est ton exact contraire, dira-t'on et ceux qui ont eu cette chance de te connaître avant l'apparition de l'orbe de sang, n'y verront qu'un simple reflet de ce que tu étais à cette époque. Pourtant il y a bien des différences. En compagnie des autres, elle est discrète, silencieuse. Souvent assise ou couchée dans un petit coin, jamais bien loin de toi elle fixe avec une curiosité enfantine tes interlocuteurs sans jamais relâcher un seul mot ou bruit. Elle n'est pas agressive pour un sous, peu envahissante aux yeux d'autrui et pourtant elle sait se montrer imposante avec toi. Elle est une enfant qui réclame autant qu'elle ne donne de choses.
#power
nom : Charisme/Persuasion
niveau de contrôle : ★★★☆☆
effet secondaire : Migraines constantes, parfois allant jusqu'à des montées de fièvre lors tu abuses de ta capacité. Tu sens comme ton crâne être comprimé en permanence, alors parfois, lorsque tu ne contrôles plus ton pouvoir, lorsque tu repousses tes limites bien au-delà de ce qui est acceptable à ton esprit, il est fort probable que des conséquences irréversibles ne fassent leur apparition.
mutation physique : Aucune.
description : Il y a cette voix, ces paroles, ces gestes. Cet ensemble de choses qui font qu'étrangement, tu les fascines tous. Tout ceux qui te voient et t'entendent en même temps. Tu captes leur attention et de par la puissance de tes paroles, de tes gestes tu arrives à changer leur esprit. Ton message est transmis dans leur esprit,ils l'entendent, l'écoute,sont captivés même chez ceux qui ne partagent pas ta façon de penser. Oh les plus réticents ne sont pas convaincus immédiatement, il ne te suffit pas que d'une belle parole et d'un joli sourire pour les faire céder et ton "emprise" n'est malheureusement pas permanente.

Tu n'as jamais cherché à savoir si ta capacité pouvait atteindre autre chose que les humains.  
nothing but a monster
anger leads to hate
Longue inspiration prise alors que le regard se pose sur quiconque montre son visage, quiconque ose finalement braver cette étape de plonger son regard au creux d'orbes dorées dénuées de toute compassion réelle, éclairées par cette rage qui bouillonne en l'être qui ne sait que mentir pour mieux vivre, mieux survivre. Le mensonge te viens aussi naturellement que respirer, il est comme une drogue dont tu ne saurais te passer et tu l'admets. Jamais tu n'as menti à quelqu'un qui sait, quelqu'un qui te connaît, quelqu'un qui n'est pas suffisamment idiot pour se laisser charmer par tes mots doux, par ton regard malicieux, tes petits gestes élégants, fluides, légers. Tu fais tinter tes anneaux, replace tes cheveux sans jamais rien laisser au hasard, tu veux tout maîtriser, tout contrôler. Tu ne veux pas que quoi que ce soit t'échappe.

Tu ne veux plus perdre le contrôle sur quoi que ce soit. Tu as trop peur. Tu es effrayé à l'idée que Tout ne recommence. Que tout ne t'échappes encore une fois et que tu ne puisses que faire usage de tes yeux pour regarder, pour pleurer, déchirer ta gorge pour hurler ton désespoir. Cette peur constante est devenue bien autre chose qu'un simple paralysie, elle à évoluée, elle s'est métamorphosée pour prendre l'aspect de quelque chose de bien plus sombre, bien plus dangereux pour les autres mais aussi pour toi. Une rage sans nom, une haine sans fin qui te rongent intérieurement, qui te font perdre les esprits quelques instants avant que cela ne devienne finalement ton quotidien de devoir supporter la vue de tout ça, de devoir cohabiter avec ceux qui ne sont que d'éternels moyens de raviver des souvenirs que trop récents et douloureux.

Il n'y a rien en toi qui puisse ne pas être rattaché à une douleur à la poitrine, tu souffres tout le temps, tu te tortures toi-même. Tu mens à ton propre esprit sans même le remarquer, pensant être satisfait de ce statut obtenu alors que tu n'es en rien cet homme épanoui dans la réussite. Tu es perdu, tu es un enfant dans un corps d'adulte que l'on a lâché dans une arène et qui ne sait se défendre qu'avec des mots. Les poings ne sont que tes armes lors de tes instants de rage, de haine, jamais tu n'en a fais usage ailleurs que contre un mur avant de fondre en larme face à ton impuissance certaine. Tu es faible, Samaël et pourtant, voilà que tu te montres à tout le monde avec cette posture bien droite, cet air satisfait et hautain que tout le monde te connaît. Ce regard fier et brillant de malice alors que ce ne sont que des façades, que des airs donné par tout ce combat qui se déroule en toi qui, de jour en jour penche vers un avantage certain pour ta folie, pour ton mépris incontrôlable. Ton esprit entier hurle, se débat contre un monstre de haine qui de jour en jour ronge les parois du peu de bonté qui ne résiste que grâce à la simple présence de Ombrage.

Tu sembles effrayé de tout, de rien. Tu es cet homme à qui l'on a donné d'immenses ailes et qui s'est bien trop approché du soleil. Tu t'es cramé les ailes, t'es cramé tout entièrement, ton être entier s'est relevé en lambeaux et alors, ce ne sont que des bribes qui ont sût reconstruire celui qui portera le nom de Amon Samaël Baker dans un océan de désespoir et de haine dont tu ne pourras ressortir en te considérant encore comme un être humain. L'es-tu seulement encore ?

Rongé par ta haine et ton désespoir, tu es aveugle, tu ne vois plus les mains qui te sont tendues, tu les repousses comme tu peux repousser ces misérables Philia en qui tu ne vois que des humains devenant peu à peu Beast. Et plus personne ne te comprends, pas même toi.  Pourtant, parfois tu sembles te perdre quelque peu dans ce qui était avant, dans ce monde qui n'est présent que dans ta tête, dans tes souvenirs. Tu aimes penser à ce que tu as vécu autrefois, tu te perds alors dans cet océan de souvenirs lorsque les envies de solitude te prennent. Alors tes orbes d'or se mettent à fixer le vide, l'on pourrait toujours te parler que tu n'entendrai rien, pas même un hurlement. Tu repenses à ces fois où tu étais cet enfant au corps d'adulte qui avait des rêves et des idéaux nobles, honorables et qui pourtant à toujours eu cet air légèrement supérieur.

• Hypocrite • Charmeur • Sait manier à la perfection les mots • Borné • Mauvais perdant • Rancunier • Perds peu à peu la face. • Hautain • Méprisant • Manipulateur • Observateur • Patient • Perfectionniste • Prévoyant • N'aime pas qu'on le touche sans sa permission • Ambitieux • Rêveur • Mélancolique • Bourreau du travail
and you can't end this suffering
hate leads to suffering
Tu portes deux prénoms aux consonances étrangères et pourtant, tu es bel et bien né sur le sol américain, tu n'as jamais mis les pieds ailleurs que dans ce pays de modernité absolue. Il n'y avait que ta mère qui n'avait pas ses racines plantées fermement ici. Elle n'était présente sur le sol américain que depuis quelques temps, elle en connaissait tout juste la langue et toi, voilà que tu avais vu le jour. D'un père qui n'était pourtant pas Américain de naissance non plus (mais dont les racines y étaient fermement plantées), d'une mère qui n'avait rien d'une américaine. Tu étais ce mélange de différentes cultures, de différentes contrées lointaines dont on te parlait des heures et des heures alors que tu grandissais en apprenant aussi bien la langue des Milles et unes nuits que celle de Shakespeare. Tu étais ce gamin à qui l'on racontait des histoires à la pelle, celui qui gobait tout ce qu'on lui racontait, celui qui pensait que les contes étaient réels. Tu avais des étoiles plein la tête à l'époque, il n'y avait rien de plus beau que de voir un enfant comme toi, s'amuser de la moindre découverte, de toute ces choses qui te semblaient si incroyables alors qu'elle étaient communes, basiques aux yeux de n'importe quel adulte. Et voila, toi tu étais ce gamin qui prenait tout ce qu'on lui donnait et qui ne redonnait que des rêves d'enfant, puérils.

-Et qu'est devenu cet enfant aujourd'hui  ?-

L'enfant s'est mis à disparaître petit à petit, au fil des ans, il y avait cette réalité qui s'imposait de plus en plus dans ton esprit. La dure réalité d'un monde qui n'a rien d'enfantin, de naïf. Il y avait ton père, qui t'expliquait tout cela sans aucune tendresse dans ces mots. Il n'a jamais été cette figure tendre et aimante à ton égard. Figure dure et imposante qu'était ton père en parfaite opposition à cette douce et élégante figure féminine à la voix si tendre et chargée d'amour qui tentait de conserver une partie de l'enfant qui se mourrait petit à petit, jours après jours. Toutes les histoires qu'elle te comptait, qu'elle te racontait, tu cessais d'y croire et petit à petit tu devenais un peu plus comme lui. Au fil que ton corps grandissait, ton esprit ouvrait autant de portes qu'il en fermait, il s'ouvrait à de nouveaux horizons, faisait croître de nouvelles envies, de nouveaux rêves autant qu'il se fermait d'autres possibilités, d'autres futurs possibles. Tes parents voyaient en toi un gamin ambitieux, celui qui savait où il mettait les pieds, celui qui n'était pas perdu. Et pourtant, tu n'étais déjà plus un gamin à cette époque. Ta mère tendait ses bras, désireuse de pouvoir t'y tenir encore une fois et elle ne pouvait plus t'attraper, te tenir longuement entre ses bras ni même te déposer un baiser tendre sur le front. Comme quelqu'un qui essaie vainement d'attraper le vent, de le tenir dans la paume de sa main, toi, tu étais cette agréable brise qui pas à pas prenait plus d'ampleur et devenait impossible  atteindre et qui était de moins en moins agréable. Tu t'éloignais toujours plus d'elle et pourtant, elle, elle ne voyait en toi qu'un bébé, qu'un petit oisillon qui tentait de quitter le nid. Et sans grande surprise pour eux, tu étais un élève studieux et apprécié par beaucoup de monde, car tu étais ce gamin souriant, bien qu'un peu prétentieux et hautain par moments aux yeux de certains mais tu étais malgré tout abordable et gentil, oui, l'on te trouvait gentil. Tu l'étais, à l'époque, il n'y avait pas grand chose pour t'empêcher de l'être, disait-on. Ta mère était aimante, toi, tu étais doué à l'école, tu avais un joli minois, qu'est-ce qui aurait pu te rendre méchant ? Rien,rien à cette époque ne pouvait te permettre de devenir un être exécrable et méprisant.

Tu as grandi, amourettes enchainées, les unes après les autres, étrangement, tu t'attachais facilement aux personnes. Du moins tu le pensais, tu pensais que l'Amour avec ce fameux grand "A" c'était suivre une simple attirance pour autrui. Tu as même été sous le charme d'un garçon, une fois, tu t'en es caché assez longtemps et aujourd'hui encore, sûrement as-tu du mal à admettre, assumer cette amourette. Tu ne saurais dire pourquoi, la société étant devenue parfaitement ouverte à ces relations, tu n'avais pas de honte à avoir et pourtant...toi, tu étais comme ça. Tu n'avais pas honte, tu avais juste peur, tu étais gêné et tu n'arrivais pas à afficher fièrement la couleur de ta relation avec  ce jeune homme. Pendant un certain temps, tu as été troublé par ça, tu n'arrivais pas à t'en défaire jusqu'à avoir bien entamé tes études de Droits. Oh, ça n'avait étonné personne que tu ailles dans cette direction, tu as toujours eu cette ambition d'entrer dans le monde des grand orateurs. Etre avocat, politicien, a cette époque, tu ne savais pas encore où tu allais finir exactement et pourtant, tu en avais des idées, elles débordaient de ton esprit mais tu n'arrivais pas à t'arrêter que sur une seule idée, un seul choix.

Ce ne sont pas les études, qui t'on aidé à oublier le jeune homme, ce ne sont pas ces pavés relatant dans les moindres détails chaque lois qui ont été crées et qui sont toujours en vigueur, ou non, qui t'on sorti la tête de tes livres. Oh..tu t'en souviens encore de sa chevelure toujours coiffée avec la plus grande des finesses, aucune mèche n'était laissée au hasard, pas même cette petite mèche qui traînait dans sa nuque ni celle qui se posait délicatement sur sa joue rosée et qu'elle mettait parfois derrière ses oreilles quand elle était tracassée par quelque chose. Sa manie de se mordiller ses lèvres toujours colorées d'un rouge à lèvre scrupuleusement bien choisi, qui s'accordait toujours à son teint clair et ses orbes d'émeraude. Ses doigts qui étrangement, n'étaient pas munis d'une manucure aussi admirable que le reste de sa tenue, de nature anxieuse, elle jouait toujours avec ses doigts, maltraitait ses ongles qui, en conséquence, cassaient sans cesse et étaient munis d'une longueur inégale et il fallait le dire, ils étaient peut-être un peu boudinés. Ce défaut te faisait rire et tu te surprenait à voir toutes ses imperfections sans jamais les voir comme des défauts. C'était sûrement là, la toute première fois qu'en une personne tu voyais autant de choses, que tu hésitais à parler, à l'approcher. Tu ne t'en sentais pas digne, tu avais peur...Pour la première fois, tu avais peur. Et puis ce sont tes amis qui ont fait le pas pour toi, c'est à eux que tu dois cette toute première discussion où elle ne te nommait pas "Sam" ou Samaël, mais Amon. Première fois où tu t'es permis alors, de la corriger avec une certaine gêne, pour qu'elle puisse t'appeler comme toi, tu le préférais. Et à chaque fois que sa voix se faisait entendre, ton coeur faisait un bon, ton souffle se coupait et tu prenais la parole, t'essoufflais rapidement. Tes joues, non, ton corps entier s'échauffait comme si une fièvre soudaine t'avais frappé et c'était douloureux, terriblement douloureux mais tu en redemandait toujours,  éternellement. Le moindre de tes soupirs était provoqué par son absence. Et Alice, elle occupait la moindre de tes pensées. Alice étais ta drogue, ton oxygène. Tu la voyais de plus en plus, vous vous parliez, elle riait et tu lui souriais de ton plus beau sourire, celui qui n'était pas forcé.

Et puis vint ce moment où finalement, tu as osé lui dire les mots, les bons mots, des mots que tu pensais savoir terriblement bien choisir et pourtant, voila que tu étais devenu incapable de prononcer correctement une phrase sans te mettre à bégayer. Une première. Si bien qu'elle en a rit, le rouge aux joues, elle riait de ton embarras de ta maladresse apparente qu'elle découvrait en même temps que toi. Pourtant, tu étais déjà suffisamment âgé pour savoir assumer tes sentiments et voila que tu étais redevenu un gamin. Un gamin amoureux. Et finalement, tout cela s'est fait. Tu pouvais enfin prendre ses lèvres entre les tiennes sans être rongé par la peur du refus, lui tenir ses mains sans craindre qu'elle ne s'échappe. Oh, tu ne voulais plus t'en séparer, tu ne voulais plus la lâcher. Tu avais peur qu'elle ne disparaisse, qu'elle ne soit qu'un simple mirage, une illusion et pourtant, elle ne s'est pas échappée, jamais. Et tu pensais qu'il en serait ainsi toute ta vie.

Oh à cette époque vous étiez loin de vous douter de l'horreur qui allait surgir bien des années plus tard. Vous viviez la parfaite petit idylle, si parfaite que tes parents ne pouvaient qu'en être des plus fiers de voir un garçon aussi épanoui dans sa vie que toi tu ne l'étais à l'époque. C'était elle qui t'aiguillait lors de tes doutes, elle qui t'aidais à ne pas te perdre, à ne pas être perturbé par toutes ces possibilités qui s'offraient à toi de jour en jour. Elle était cette lumière dans tes moments les plus sombres, tu étais la sienne et vous vous pensiez invincibles une fois ensemble. Qu'est-ce qui aurait pu vous arrêter, à cette époque ? Vous étiez si jeunes, si intouchables et désormais fraîchement diplômés de votre université de droits. Tu as choisis de faire le barreau, elle, elle s'est orientée vers le notariat. Et jamais vous n'avez cessé de vous serrer les coudes.

Et puis la vie vint alors te retirer une première chose à ton petit bonheur. La vie de ton père, envolée,arrachée par un accident brutal de voiture. Tu n'as jamais cherché à savoir si il était en tord ou si c'était quelqu'un d'autre. Et malgré ce manque de proximité que tu avais avec ton père, le chagrin te rongeait terriblement. Et tu ne le montrais pas mais Alice, elle, elle le savait tout autant que ta mère. Tu ne pouvais rien leur cacher à ces deux modèles de douceur, elles savaient toujours lire en tes yeux qui eux, peinaient toujours à mentir. Pour la première fois, tu avais une réelle peur qui te hantait et qui commençait petit à petit à te ronger, à te rendre un peu plus distant avec autrui. Tu te plongeais dans ton travail, toujours plus et Alice, elle essayait de t'en tirer, de là, de cette manie de te ronger la santé. Alors elle te glissait des mots en français, elle savait que tu avais toujours aimé cette langue - et qu'elle y était sûrement pour quelque chose- si bien qu'elle avait commencé à te l'enseigner, tous les jours, vous parliez dans la langue de Molière pendant quelques heures et elle riait de toi, parce que tu bloquais sur la prononciation d'un grand nombre de mots.

Et tout ces efforts t'ont fait sortir de ton chagrin, de ta peine, une éternelle reconnaissance tu lui vouais. Et il y avait bien des questions qui commençaient alors petit à petit à traîner dans ton esprit. Tu voulais lui en parler. Mais tu as attendu, tu as attendu et même si ta mère, luttant contre sa solitude certaine de veuve savait bien ce qui te tracassait et t'encourageait à faire le pas, toi, tu n'as jamais vraiment osé. Pourtant, tout était prêt.

Tout. Et même ta situation professionnelle était terriblement prometteuse. Tout vous réussissait, cela faisait désormais bien des années que vous viviez à New York City et toi...toi tu avais pris une décision capitale et tu n'en parlais à personne, tu travaillais tout ça dans ton petit coin, sans jamais rien dire à Alice ni à ta mère qui de jour en jour, se faisait rongée par la maladie en refusant les soins car elle voulait s'éteindre paisiblement, fatiguée de sa solitude et de voir son fils s'inquiéter beaucoup trop à son égard. Dernier élan de gentillesse qui l'a faite s'éteindre. Geste purement égoïste à tes yeux, lorsque la triste nouvelle s'est faite savoir. Et tu as résisté à ton chagrin, tu t'es ouvert un peu plus, Alice était d'avantage présente car elle savait que cette fois-ci, tu ne pouvais pas le contenir. Tu étais bien plus proche d'elle que tu ne l'avais été avec lui et tu regrettais de t'être tant éloigné d'elle pendant tout ce temps, d'avoir attendu la mort de papa pour t'en rapprocher un peu plus.

Alors, tu t'accrochais encore plus à Alice. Bien plus que tu n'aurais pu le faire auparavant. Parce que tu ne voulais pas la perdre. Tu ne voulais plus ressentir cette sensation douloureuse de larmes semblables à des lames de rasoir, roulant le long de tes joues qui semblaient vouloir se déchirer de toutes pièces alors que ta gorge, elle, tu sentais la faucheuse serrer brutalement ses mains froides et squelettiques, relâchant ainsi sa pression pour te laisser suffoquer quelques instants, suffisamment pour s'assurer de ta survie. Et elle, elle était cette chaleur rassurante, cette personne qui, chassait ce squelette vêtu de noir de ton dos. Ton ange gardien. L'image même de te propre vie, de ton envie de survivre, de t'accrocher, de continuer à avancer.

L'étui entre tes mains, tu fermes alors le meuble en bois vernis. Et tu glisses l'écrin dans ta poche, dépose un baiser sur le pendentif qu'elle avait glissé autour de ton cou pour ton trentième anniversaire. Tes objectifs remis en place dans ton esprit et voila, tu avais tout fait pour pouvoir finir là où tu voulais être depuis si longtemps : au Sénat, tu voulais te faire élire et tu avais bataillé pendant bien longtemps. L'on ne te faisait pas confiance au début, trop jeune disait-on. Et puis finalement, ton sens du discours, ta façon d'être, ton "charisme" comme Alice aimait si bien le dire, avaient portés leurs fruits. Tu étais parvenu aux portes du Sénat, tu l'avais fais.

Alors, l'écrin pouvait enfin sortir de ta poche dans la quelle il avait tant dormi, tant attendu, pendant si longtemps. Ta main tremblante parvenait alors difficilement à la tenir, tu étais là à hésiter devant cette porte d'entrée que tu franchissait pourtant tous les jours. Ta main sur la poignée,tu avais peur, comme aux premiers jours. Tu ressentais cette même peur qui te rongeais. Et tes lèvres massacrées par tes dents, tu finissais enfin par ouvrir cette porte, la poussant lentement au point de l'inquiéter. Te demander si quelque chose n'allait pas. Et ton silence l'inquiétait d'avantage, ton hésitation à ôter ton manteau. Tout pour elle était une raison de s'inquiéter à ton égard. Tu ôtais ton manteau, tenant alors cette petite boîte précieuse entre tes doigts, que tu glissais dans une de tes poches de pantalon. Un baiser sur le front et tu lui offrais un doux sourire alors qu'elle te regardait fixement, sachant pertinemment que tu cachais quelque chose. -Tu as l'air effrayé par quelque chose, Sam.- Et voila, encore une fois, elle t'oblige à faire le pas. Un long soupir et tu te remets à trembler, tu tiens alors le pendentif entre tes doigts délicats et tu te tournes vers elle. Voila, le genoux est par terre et elle comprends, elle comprends quand tu lui prends sa main avec cette délicatesse qui t'es propre, quand elle voit tes deux orbes grises briller et tes mots hésiter dans un français quasi parfait. Elle fond en larmes se mets à ton niveau et t'arrache un baiser, faisant s'emballer vos cœurs à l'unisson.
 
FIRST LAST
cc jsuis un bg
pseudo : Jai 56 000 Surnoms alors heu...Sam c'est cool ? *paf*
âge : Je vais sur la vingtaine bruh.
sexe : Autruche.
autres comptes ? Nope.
comment as-tu découvert le forum ? Via partenariat au début et puis c'est aussi de la faute à MB et Max le piaf que j'ai cédé en fait. :roule:
suggestion : Je sais pas trop, jsuis nulle pour ça *paf*
un petit mot pour la fin : Vous êtes tellement cool et tout c'est tellement merveilleux. :oldmen: Je fais absolument pas genre le newbie de base alors que oui, ça fait 1 mois qu'on l'attendais cette fiche. ...Oui oui, j'assume qu'à moitié *mmeurt*
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oqidjisdhq
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